• Accueil
  • Actualites
  • La « Ballerina Ultima » : « Plus qu’un soulier, un objet de désir iconique »

La « Ballerina Ultima » : « Plus qu’un soulier, un objet de désir iconique »

Le 24 janvier 2024

Pour sa réouverture, après une pause hivernale, le musée de la Chaussure de Romans vous invite à venir découvrir, à partir du 24 janvier, sa dernière acquisition : une paire de ballerines dotées de talons vertigineux, signées Christian Louboutin.

Désireuse de compléter sa collection, le Musée s’est intéressé à un modèle très particulier, présenté, en 2020-2021, au Palais de la Porte dorée à Paris, puis en 2022 à Monaco, dans le cadre de l’exposition Christian Louboutin l’Exhibition[niste]. Il s’agissait d’une paire de ballerines, les « Ballerina Ultima », dotées d’un très haut talon, le plus haut talon créé par la « Maison Christian Louboutin à ce jour » : « Plus qu’un soulier, un objet de désir iconique. »

L’idée de ce modèle est née de la rencontre artistique entre Christian Louboutin et le cinéaste-photographe David Lynch, en 2007, autour d’un shooting photographique intitulé « FETISH ».
Les mannequins étaient chaussées de souliers aux talons de 26 cm ou encore de chaussures aux talons siamois.
La « Ballerina Ultima » est dotée d’un talon aiguille qui la fige dans la posture de la pointe. Ce modèle hybride, qui révèle toute la créativité et l’univers foisonnant de son inventeur, fait cohabiter la ballerine extra plate et un talon excessivement haut, très sexy. 

La dimension érotique, liée à la tension du pied et du corps, est bien présente. Elle fait référence au fétichisme qui est un aspect de la chaussure portée. Celui-ci n’est pas nouveau. Le musée de la Chaussure conserve, en effet, un fonds de chaussures dites « impropres à la marche » des années 1925-30.

Au-delà de l’objet fétiche, la verticalité de cette chaussure interroge sur le mode de fabrication et la technicité qui se révèle sans limite, si ce n’est celle du corps. Ce modèle est également à rapprocher du monde de la danse classique ; il permet une nouvelle lecture contemporaine, à la croisée des chemins entre discipline sportive, 
mode et contrainte. 

Cet objet sans usage, que la valeur artistique transforme en un objet d'art
ou en une sculpture, a été mis en vente en quantité limitée au Palais de la Porte Dorée, exclusivement dans le cadre de l’exposition de Christian Louboutin, L’Exhibition[niste], devenant ainsi collector.

©Emma Sammiez – Ville de Romans

+ d'infos