Collégiale Saint-Barnard

Fondée sur la rive droite de l'Isère, la collégiale Saint-Barnard s'élève sur le site même de la première église, édifiée en 837, par Barnard, archevêque de Vienne. Au Xe siècle, les moines bénédictins sont remplacés par un collège de chanoines, d'où le nom de collégiale.

Histoire

Entièrement construite en molasse, la collégiale Saint-Barnard associe l'époque romane (partie inférieure de la nef) et l'époque gothique (partie supérieure, choeur et transept). 

La partie haute de la nef est élevée sur les murs romans et la voûte en croisée d'ogives est portée à 24 mètres du sol. Les chapiteaux romans de la nef sont surmontés de remarquables sculptures de personnages bibliques, d'animaux et de feuilles d'acanthes.

Dévastée à plusieurs reprises, reconstruite, restaurée, agrandie, surélevée, la collégiale telle que nous la connaissons aujourd'hui est le résultat d'une architecture édifiée du XIe au XVIIIe siècle.
La collégiale est classée Monument Historique depuis 1840.

Remarquable

Dans le choeur de l'église, les peintures murales du XIVe siècle, d'inspiration méditerranéenne, déploient une grande richesse de dessins et de couleurs.
La chapelle du Saint-Sacrement abrite l'un des joyaux du patrimoine romanais, la tenture brodée du Mystère de la Passion. Cet ouvrage du XVIe siècle illustre, en neuf broderies, la Passion du Christ.

Les vitraux de l'Apocalypse, réalisés en l'an 2000 par l'artiste allemand Georg Ettl, en collaboration avec l'atelier Thomas Vitraux, mettent en scène l'Apocalypse de l'apôtre Jean. Ils sont situés sur la façade occidentale de la collégiale.

Restauration

Sévèrement touchés par une averse de grêle en juin 2019, ils ont été entièrement restaurés, tout comme l’orgue, également endommagé par les intempéries (fin des travaux prévu au printemps 2022). Les années à venir seront marquées par une restauration complète de l’édifice, qui permettra également de mener des études complémentaires pour mieux le connaître et le valoriser.

Pays d'art et d'histoire