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A Romans, les pesticides bientôt bannis

Le 30 avril 2015


Le conseil municipal de Romans va présenter le 4 mai une délibération pour autoriser la Ville à adhérer à la charte régionale d'entretien des espaces publics « Objectif zéro pesticides dans nos villes et villages ».



En adhérant à cette charte, la Ville de Romans s'engage à ne plus utiliser aucuns pesticides sur l'ensemble du territoire communal d'ici quatre ans. « L'enjeu est de taille, explique l'adjointe déléguée à l'environnement, Catherine Acampora : Il s'agit de préserver nos ressources en eau mais aussi de préserver la santé des usagers et celle du personnel en charge du désherbage. C'est pourquoi nous avons décidé de nous faire accompagner, dans cette démarche volontaire, par la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) avec laquelle nous allons prochainement signer une charte. »



Un panneau « Commune sans pesticides »


Cette charte comporte trois niveaux : l'établissement d'un plan de désherbage, une sensibilisation des jardiniers amateurs, et enfin, la suppression totale des pesticides. Son contrat rempli, la Ville recevra alors le panneau « Commune sans pesticides ».


Du matériel pour un désherbage alternatif


« Nous avons déjà répondu au premier point avec l'établissement d'un plan de désherbage, précise Mme Acampora. Cette cartographie, qui propose de nouvelles méthodes d'entretien de nos espaces, va nous permettre d'obtenir des subventions pour l'achat de matériel de désherbage alternatif et d'ainsi éliminer, petit à petit, les pesticides de nos pratiques. »


Les efforts déjà réalisés


Cette nouvelle action vient s'ajouter aux efforts déjà fournis par la Ville depuis dix ans :


  • elle n'emploie déjà plus ni insecticides, ni fongicides ; 
  • elle a recours, pour ses productions florales en serre, à une protection biologique intégrée ;
  • les arbres, en ville, ne sont plus traités chimiquement ; 
  • les interventions sur les périmètres de protection des captages d'eau se font à l'aide de désherbeurs à infrarouge ; 
  • certains secteurs ont été identifiés et notifiés « zones 0 phytos » (berges de l'Isère, cité Nadi, captage d'eau des Etournelles) ;  les broyats d'élagage sont réutilisés pour pailler les pieds d'arbre et les massifs d'arbustes ;
  • enfin, certains giratoires sont progressivement mis en herbe, de manière contrôlée.


« Autant de mesures qui témoignent de la volonté de la Ville d'agir en faveur de la santé publique et de l'environnement » conclut Catherine Acampora.