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Romans deux fois libérée

Le 22 août 2018

Commémorée ce samedi 25 août, la libération de Romans-sur-Isère, dont la particularité est de s’être faite en deux temps, constitue un épisode marquant de notre histoire locale.

En effet, libérée une première fois, le 22 août 1944, par un groupe de FFI (Forces françaises de l’intérieur), la ville de Romans-sur-Isère retombe, le 27 août, aux mains des Allemands qui, talonnés par les troupes américaines, se replient vers le Nord. Pendant trois jours, les Romanais vont vivre dans la terreur, jusqu’à leur délivrance définitive le 30 août 1944.

 

Délivrée puis reprise

Le 15 août 1944, les Américains débarquent en Provence. Leur progression est rapide. Très vite dépassés, les Allemands reçoivent l’ordre de battre en retraite. Certain de l’arrivée prochaine des alliés, un groupe de FFI décide alors de libérer Romans occupée depuis octobre 1943 par 200 soldats. Il passe à l’action le 22 août 1944 et attaque la garnison allemande dans ses points stratégiques : la caserne Bon où se trouve le dépôt de munition mais aussi le collège qui abrite un canon antichar. Au terme de combats acharnés, les soldats allemands finissent par se rendre.

C’est la liesse dans Romans. Les rues sont pavoisées pour accueillir leurs libérateurs ainsi que les premiers Américains qui, hélas, ne feront que passer. La joie est de courte durée. 

 

80 Romanais pris en otages

Le 27 août, Romans subit les assauts de blindés allemands chargés de couvrir la retraite des troupes qui refluaient de Montélimar vers Lyon via la Nationale 7. Dépourvus d’armes lourdes, les FFI sont impuissants à la défendre. Un certain nombre sont faits prisonniers ou encore abattus. Quatre-vingt Romanais sont également pris en otages. Les Allemands menacent d’en fusiller vingt pour chaque soldat tué et d’incendier la ville s’ils rencontrent de la résistance. Mais le chef de gare réussit à prévenir les forces alliées qui, stationnées à Grenoble, ne tardent pas à intervenir.

 

Les deux ponts sont détruits

Fuyant l’avance américaine, les Allemands font sauter le Pont-vieux, le 29 août, puis le Pont-neuf, le 30 août. C’est ce même jour, vers 14 h, que les Américains entreront dans Romans, définitivement libérée, aux côtés des résistants. Pas d’applaudissements cependant, ni de démonstrations de joie ; les rues restent désertes : les Romanais, encore traumatisés par le retour des Allemands, continuent à se cacher quand ils n’ont pas fui la ville.

 

Commémoration le 25 août

La commémoration du 74e anniversaire de la libération de Romans se déroulera le samedi 25 août, à 11h00, au cimetière de Romans. Des allocutions seront prononcées par le président du comité d’entente des anciens combattant, René Moreau, et par l’adjoint au maire délégué au devoir de mémoire et au patrimoine historique, Laurent Jacquot.  Des gerbes seront ensuite déposées par le Comité d’entente et par la municipalité. La cérémonie s’achèvera par La Marseillaise interprétée par l’Harmonie de Jacquemart.