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Les modalités d’attribution des aides sociales revues et corrigées

Le 10 juin 2014


Lors de la campagne des municipales, Marie-Hélène Thoraval, aujourd'hui maire de Romans, s'était engagée à revoir la politique sociale de la Ville, en particulier les modalités d'attribution des aides sociales. L'objectif ? Passer d'un assistanat de guichet à un accompagnement personnalisé, autrement dit ne pas distribuer l'argent à l'aveugle mais mieux accompagner les personnes en difficultés. Il ne s'agit pas de donner moins mais de donner mieux...


Notre photo (de gauche à droite) : Olivier Farré, directeur du CCAS ; Carole Michelon, adjointe déléguée aux seniors ; Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans, présidente du CCAS ; Nathalie Tchékémian, adjointe déléguée à l'action sociale, vice-présidente du CCAS.


Bien qu'inscrite dans la loi, les aides apportées par le Conseil Communal d'Action Sociale (CCAS) aux personnes en difficultés sont facultatives. Elles peuvent être librement accordées sur la base d'une politique municipale de solidarité. Quant aux modalités d'attribution, elles sont fixées par le Conseil d'administration du CCAS dont Marie-Hélène Thoraval est désormais la présidente.


Finie l’aide automatique, ce sera donnant-donnant


Ce sont ces modalités d'attribution que Mme le Maire a donc demandé au CCAS de revoir. "Il n'y a rien dans l'attribution de ces aides qui soit automatique, explique cette dernière. Je veux en revenir au lien humain. Le demandeur ne doit pas être un simple dossier traité via un guichet. Je veux qu'il soit accompagné et qu'il y ait à l'intérieur de cet accompagnement une notion d'insertion et d'efficience. L'engagement doit être réciproque. L'accompagnement budgétaire sera, de fait, développé mais également imposé à chaque fois que la situation le justifiera avec un engagement du demandeur pour la recherche d'un emploi, d'une formation, d'un stage, d'un parcours de soin... Ce sera donnant-donnant."


Une enquête sociale approfondie avec visite à domicile


"La commission secours du CCAS que je préside aura de fait un rôle central dans toutes les décisions d'attribution qui auront un caractère extra-légal, annonce sa vice présidente, Nathalie Tchékémian, par ailleurs adjointe à l'action sociale. Quand je vois sur mon bureau des demandes d'aide pour la réparation d'un écran d'Iphone, ça me fait un peu bondir. Nous allons accompagner beaucoup plus justement et l'enquête sociale sera approfondie avec la possibilité de visites à domicile pour vérifier la réalité des besoins. De même, nous nous assurerons, avant d'agir, que toutes les aides préalables auront bien été mobilisées."


La chasse aux fraudeurs est ouverte


Avec 3000 personnes aidées et 700 nouvelles demandes en moyenne par an au CCAS, la Ville de Romans ne veut plus distribuer d'argent sans que les bénéficiaires fassent d'effort. "Il faut que l'aide de la collectivité serve à quelque chose, qu'elle débouche sur une amélioration appréciable de la situation du demandeur et ne relève pas du simple saupoudrage, reprend Mme le maire. Il n'y a pas de sens à octroyer à une personne 150 € pour payer une facture d'électricité quand elle en doit des milliers d'autres par ailleurs. Je vais faire la chasse aux fraudeurs. Je suis responsable de l'emploi des deniers publics. Et nous devons être capables de mesurer l'impact de la politique menée. Or cette mesure ne doit pas être le nombre de personnes aidées, mais le nombre de personnes qui, parmi elles, s'en sont sorties..."


La finalité : améliorer la situation du l’usager


"Notre travail, ce n'est pas, en effet, de gérer du flux pour du flux, enchaîne Olivier Farré, le directeur du CCAS. Notre finalité n'est pas d'instruire des dossiers mais l'usager, l'amélioration de sa situation. Ce n'est pas parce qu'on fait du social, qu'on ne doit pas être performant. Ce qu'on veut, c'est du résultat. Cette démarche d'accompagnement est aussi plus valorisante pour le personnel..." Des propos corroborés par la responsable du service des solidarités, Pascale Saujot : "Au départ, cela va être pris comme un resserrage, il n'y aura plus cet automatisme de se voir remettre une aide sans engagement, sans contepartie. Mais en terme d'accompagnement, pour moi, ce sera plus efficace avec la possibilité de rencontrer la famille dans son cadre de vie, par des visites à domicile, de l'accompagner dans certaines démarches..."