Ce site internet utilise des cookies. En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies. Attention, le blocage de certains cookies empêche le fonctionnement correct du site.

Le kiosque à musique s’enrichit d’un bulbe

Le 28 juin 2018

Entièrement démonté pour être restauré en atelier, le kiosque de la place Jules-Nadi avait complètement disparu, depuis plusieurs mois, de la vue des Romanais. Seules subsistaient, derrière les palissades, ses fondations que les maçons s’activaient à conforter. Aujourd’hui remontée, la structure métallique s’est vue coiffée, mercredi, d’un bulbe à l’instar de la structure d’origine, une étape majeure du chantier.

Monument emblématique de Romans, le kiosque à musique de la place Jules-Nadi est en cours de restauration depuis le 27 février dernier. Des travaux réalisés dans les règles de l’art car, même s’il n’est pas classé, contrairement à la collégiale Saint-Barnard ou le calvaire des Récollets, il tient une place particulière dans le cœur des Romanais.  Son caractère patrimonial et historique exigeait une restauration de qualité, dans le respect des matériaux et des techniques anciennes, d’où le soin apporté, notamment, au choix des entreprises.


Une restitution fidèle


Thierry Poulain, l’architecte en charge du chantier, s’est de fait attaché à en faire une restitution la plus fidèle possible, puisant pour ce faire, dans les archives communales, et allant jusqu’à dessiner les éléments et motifs décoratifs qui avaient disparu au fil du temps, afin de lui rendre toute sa splendeur d’antan. « Ce sont, explique-t-il, ces motifs, ces petites fleurs, ces lyres, ces garde-corps… qui vont redonner à l’ensemble toute sa légèreté. De même, les couches successives de peinture ont été soigneusement grattées jusqu’à retrouver la couleur originelle, une couleur assez proche du vert olive. »

Comme nous vous le disions plus haut, tandis que les poutres, colonnes et autres consoles en fer forgé était restauré en atelier par l’entreprise Socra, l’entreprise Jacquet, qui s’était occupée de la restauration du calvaire des Récollets, a procédé au piquage et au rejointoyage des parements du sous-sol. Elle a également traité les fissures et changé, quand nécessaire, certaines pierres de tailles. L’accès au sous-sol a par ailleurs été modifié, il se fera, désormais, via une trappe dans le plancher qui a pu être conservé. 

Les Charpentiers du Grésivaudan vont maintenant réaliser la couverture en zinc de la structure métallique du toit et du bulbe, avant que les Menuisiers et Compagnons ne posent, fin juillet, le plancher et la sous-face restaurés. Des travaux d’électricité ont également été réalisés par Elec’Industrie qui a su, soulignait Thierry Poulain, faire  preuve d’ingéniosité pour cacher tous les câbles destinés à l’éclairage. 


Inauguration le 7 septembre


Vous pourrez juger du résultat lors de l’inauguration qui se déroulera, en musique bien sûr, le vendredi 7 septembre, à 18h30, événement auquelvous êtes tous cordialement invités. Seront également présents, les financeurs, publics et privés, sans lesquels cette restauration n’aurait pu être, à savoir : la Région, le Département, ainsi que les cinq entreprises mécènes (Eximium, Citroën, eurovia, Alizon et Plurimmo) auxquelles sont venus s’ajouter deux particuliers. 

Kiosque