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Le Centre de Supervision Urbaine de Romans inauguré

Le 06 avril 2016


Le Centre de Supervision Urbaine de Romans-sur-Isère (Drôme) est désormais opérationnel avec, bientôt déployées sur le terrain, une quarantaine de caméras. Il a été officiellement inauguré ce mardi 5 avril, par le maire, Marie-Hélène Thoraval, et son équipe municipale, en présence du préfet de la Drôme, Eric Spitz et du procureur de la République, Alex Perrin.



Estimé à 1 280 000 €, le déploiement de ce système de vidéo protection a bénéficié d'une aide de l'Etat de 360 245 €, via le Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD), ainsi que le rappelait le préfet de la Drôme, Eric Spitz. Ce dernier s'est dit impressionné par l'ampleur du dispositif mis en œuvre : « Nul doute que ce nouveau système permettra d'amplifier les résultats encourageants déjà obtenus en matière de lutte contre la délinquance. Je n'oublie pas que la sécurité est d'abord l'affaire de l'Etat mais l'Etat ne peut rien dans ce domaine s'il n'établit pas des partenariats... »


Vingt et un écrans reliés à plus de quarante caméras


Situé dans l'un des bâtiments communaux de la ville, le CSU est équipé de 21 écrans reliés à une quarantaine de caméras. Désormais, la voie publique est surveillée une vingtaine d'heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, par dix opérateurs formés et assermentés. Un déport des images est également prévu sur le commissariat. Rappelons que seuls les agents assermentés peuvent avoir accès aux images. Afin de protéger la liberté des individus, une charte de déontologie a d'ailleurs été élaborée. Il faut savoir également que sur les images retransmises par les caméras, tous les espaces privés sont masqués.


Un traitement en temps réel et a posteriori


Ainsi que le rappelait le maire de Romans, Marie-Hélène Thoraval, la Ville a fait le choix, contrairement à d'autres villes, d'exploiter les deux possibilités du système :


· Le traitement a posteriori, c'est-à-dire l'extraction d'images sur réquisition d'un magistrat ou d'un officier de police judiciaire, en vue de solutionner des enquêtes de la police nationale, de la gendarmerie ou encore des douanes ;


· Le traitement en temps réel, soit une surveillance de la voie publique par des opérateurs et la capacité à engager un équipage de la police municipale ou de la police nationale sur tout acte de délinquance ou d'incivilité pour une interpellation en flagrant délit.


Les opérateurs pourront également prévenir, en cas d'incidents, les partenaires institutionnels de la Ville : Pompiers, Samu, ERDF, GRDF, Citéa ou encore Véolia.


Placé sous la responsabilité d'un policier municipal expérimenté, le CSU enregistre toutes les images de toutes les caméras et celles-ci sont automatiquement « écrasées » à l'issue de vingt et un jours de stockage.


Priorité au centre-ville


Implantées lors d'une première tranche qui s'est étendue de décembre 2015 à avril 2016, la quarantaine de caméras permet le maillage essentiellement du centre-ville et notamment du centre historique. Pour autant, les quartiers Nord, Ouest et Est n'ont pas été négligés. De cinq à quinze caméras supplémentaires pourront également être installées au cours du second semestre, en fonction des partenariats qui seront établis avec la Région, le Département ou encore la SNCF.


Ce système de vidéo protection, n'est pas une fin en soi, la Ville en est consciente, mais un moyen, parmi d'autres, de renforcer l'action des forces de l'ordre ainsi que de la justice. Il a déjà fait ses preuves et devrait permettre d'aboutir à une réduction du taux de la délinquance et du sentiment d'insécurité.


Ces caméras sont utilisées avant tout pour sécuriser les bâtiments publics (salles de spectacle, écoles, bâtiments sportifs...) et pour réguler les espaces publics qui posent aujourd'hui des problèmes de tranquillité publique. Rappelons qu'une étude préalable, dite Diagnostic de Sûreté, avait été réalisée à l'automne 2013 pour le choix de leur positionnement par le commissaire Jonathan Rey qui a suivi l'ensemble des travaux avec la plus grande attention.


Respect des libertés individuelles


Les systèmes de vidéo protection sont aujourd'hui très encadrés juridiquement. Il existe tout un système de contrôle en amont, pendant et après. L'installation de la vidéo protection est subordonnée à une autorisation préfectorale après avis de la Commission départementale des systèmes de vidéo protection. De son côté, la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) effectue des contrôles réguliers.