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Le carnaval sanglant en comédie musicale

Le 18 avril 2016


Le collectif d'Arts et d'Envies vous donne rendez sur la scène des Cordeliers le 30 avril prochain pour une comédie musicale inspirée du tristement célèbre carnaval sanglant qui se déroula à Romans en 1580. Un événement d'envergure qui a demandé beaucoup de travail et d'énergie et dont vous pourrez avoir un aperçu le dimanche 24 avril, à 10h30, sur le marché, place Maurice-Faure.


A l'origine de ce projet, Christian Watremez, aujourd'hui retraité de l'Education nationale et auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels, un roman historique intitulé 1580, Carnaval sanglant à Romans, une lutte de classe contre les paradis fiscaux. Un projet un peu fou, comme il le dit lui-même, né de sa rencontre avec l'auteur, compositeur et interprète, le Romanais Philippe Audoin, et qui n'aurait pu aboutir sans le soutien également du collectif d'Arts et d'Envies.

Un fait réel romancé


En 1579, la révolte gronde partout en Dauphiné. A Romans, les classes pauvres s'insurgent et prennent le pouvoir qu'elles partagent alors avec les consuls, les nobles et les bourgeois. Catherine de Médicis, mère de Henri III, de passage dans la ville menace de faire intervenir les troupes du roi, sans faire le distinguo entre les bons et les méchants, si le problème n'est pas réglé très vite localement.

1580 commence, le carnaval se prépare. Conservateurs et révoltés s'affrontent symboliquement à travers chants, danses, reynages... jusqu'au soir de Mardi-Gras. Dans la nuit qui précède le Mercredi des Cendres, Paumier, le chef des insurgés est assassiné. S'en suit une chasse à l'homme dirigée par le juge royal Guérin avec le renfort de la noblesse locale...

Un fait historique réel, relaté  avec précision par Emmanuel Le Roy Ladurie et que Christian Watremez s'est amusé à romancer.

Le parti pris : un opéra rock


« Dès le départ de la création, nous avons pris le parti de créer un opéra rock très contemporain, explique Philippe Audoin. Je dis nous car si j'ai effectivement composé près de quarante chansons, cela a été un véritable travail d'équipe avec de grands moments, souvent tard le soir ou plutôt tôt le matin. Et si le fil rouge de cet opéra reste l'assassinat des insurgés par le pouvoir en place, il y a également, en parallèle, d'autres histoires tout aussi intéressantes. La richesse de la dramaturgie nous a incités à jouer sur les contrastes. D'où une diversité de styles. C'est ainsi que l'on retrouve du rock, des ballades, un tango, des chansons intimes, quasi-religieuses, d'autres plus populaires, des musiques de danse, du blues, une samba, un gospel, la chanson revisitée de Mandrin et même un clin d'œil à Carmen ! »

38 morceaux à orchestrer


Pour Geoffrey Vitti, également associé au projet, ce sera la 14e comédie musicale. « C'est une belle histoire, peut-être celle de toute une vie. Au départ Christian et Philippe m'ont contacté pour avoir des conseils... » Il est vrai que Georges Vitti est non seulement un auteur-compositeur de talent mais également professeur de chant et metteur en scène. Rapidement, ils l'ont entraîné dans leur folle aventure et avec lui, son association Backstage dont il assure la direction artistique. « J'ai reçu les partitions des 38 morceaux. Il a fallu orchestrer tout ça, choisir le bon instrument pour qu'il participe à l'émotion et ne soit pas juste un accompagnement. J'ai dû lire le texte au moins 500 fois et écouter tout autant les chansons... C'était vraiment un gros challenge ! »

Le pari fou de passionnés


Le résultat ? Un spectacle en deux actes de, respectivement, 50 minutes et 1h10, soixante personnes sur scène, cinq rôles principaux et dix rôles secondaires, quarante choristes, des danseurs et un décor entièrement réalisé, ici, à Romans. « Ce sont de véritables passionnés ! S'exclame David Robert, adjoint au maire de Romans, délégué à la politique événementielle. Lorsqu'ils sont venus me voir, il y a un an, et qu'ils m'ont présenté leur projet, ils ont fait montre d'un tel enthousiasme que je les voyais déjà sur scène. Nous avons passé de nombreuses heures à transpirer pour trouver les moyens de le mettre en forme. Cela semblait compliqué en un temps si court, de septembre à avril. Mais les énergies étaient là et quand je vois leurs répétitions aujourd'hui, je comprends pourquoi il parlait de foi. Je suis fier de pouvoir aider à la réalisation de ce projet et j'ai hâte d'être au 30 avril pour voir enfin leur spectacle finalisé. Ce sera un grand moment, j'en suis sûr ! »

Pratique


Deux séances le 30 avril aux Cordeliers, à 15h30 et 20h30 - Tarif : 22 € - 14 € pour les moins de 12 ans - Billetterie : Office de tourisme au 04 75 02 28 72 ou en ligne sur www.asbackstage.com