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Des voisins vigilants à Romans

Le 13 octobre 2014

La Ville de Romans a décidé de mettre en place le dispositif « voisin vigilant » sur trois quartiers, dans un premier temps : la cité Jules-Nadi, la Martinette et le Belvédère. Ce nouvel outil s’inscrit dans une politique plus globale de prévention qui inclura, à terme, la vidéo-protection.


La Ville de Romans est à la recherche de voisins vigilants. « Attention ! Il ne s'agit pas de créer une milice de quartier, ni de faire du voyeurisme ou encore de remplacer le service public mais de réactiver une solidarité entre voisins que l'anonymat des villes nous a parfois fait oublier », expliquait Bruno Derly, adjoint au maire de Romans délégué à la Prévention et à la Sécurité publique, lors d'une réunion d'information qui se déroulait le 9 octobre dernier au cœur de la Cité Jules-Nadi.


Un sentiment fort d’insécurité


Etaient présents une trentaine de personnes qui, toutes, y sont allées de leur histoire, excédées pour beaucoup et même prêtes, pour certaines, à utiliser des moyens extrêmes pour se défendre. Toutes les situations ont été évoquées mais qui, pour la plupart, ainsi que tentaient de l'expliquer le commissaire Jonathan Rey, sans pour autant les minimiser, relèvent plus d'incivilités que de faits de délinquance, même si quelques cas graves ont parfois été décrits. Des incivilités au quotidien qui aboutissent au sentiment d'insécurité, commises le plus souvent par de jeunes mineurs et c'est là toute la difficulté.


« On se fait régulièrement insulter » raconte cette personne. « On nous vole du linge à l'étendage, des fleurs dans le jardin : Ça fait trente ans que j'habite là, jamais je n'avais vu ça », explique cette autre. « Le matin, quand on se lève, il y a plein de canettes, de verre brisé... », enchaîne ce monsieur. « Plus grave encore, il y a des garçons qui viennent en voiture, le soir, avec des filles : elles arrivent en riant mais repartent en pleurant, je ne vous fais pas un dessin », dit cette dame, tremblante d'indignation. « Cela se passe sous mes fenêtres, je n'ose pas appeler, j'ai peur des représailles. » « Je vis seule, raconte cette autre. Le soir, je me barricade, j'ai peur... »


« Ensemble, on est plus fort. »


« Justement, l'idée de ce dispositif est qu'ensemble, on est plus fort, intervient le commissaire. C'est un moyen pour vous d'agir collectivement. Nous avons choisi votre quartier car nous pensons que, sur certaines problématiques, nous pouvons apporter des solutions, mais nous ne pourrons pas le faire sans votre aide. Pour faire fonctionner ce dispositif, il nous faut donc trouver une ou plusieurs personnes, que tout le monde connaît bien, des référents dans le quartier, qui fassent remonter les informations, de manière ciblée. »


Un rôle d’interface


Et le responsable de la police municipale, Chérif Boukhari, de préciser : « Ces personnes seront accompagnées et bénéficieront, au préalable, d'une mini-formation qui leur permettra de connaître les procédures, de savoir comment agir et qui appeler selon les situations qui se présenteront. Elles joueront, autrement dit, un rôle d'interface ou encore de facilitateur entre les habitants, la police (municipale et nationale), la mairie... Il ne s'agit pas de leur mettre la pression. »


Un appel aux volontaires


« Nous cherchons des hommes ou des femmes, de tous âges, présents sur le quartier physiquement, qui n'ont pas peur d'aller voir leurs voisins, ont des notions d'entraide et sont prêts à recevoir des coups de fil de temps en temps, reprend l'élu. Nous ne cherchons pas des vigiles, ni des Rambo, mais des citoyens qui se sentent concernés. »

Les personnes qui souhaitent se porter volontaires dans leur quartier ont jusqu'à la fin octobre pour se faire connaître auprès du responsable de la police municipale, Chérif Boukhari. S'agissant d'un dispositif très encadré par la loi, les candidatures seront validées après vérification du casier judiciaire et enquête de moralité. Une délibération sera présentée en conseil municipal le 3 novembre prochain, qui permettra au maire, de signer avec le Préfet et le Procureur une convention qui encadrera le dispositif.


Prochaine réunion le 16


A noter : une prochaine réunion publique d'information sur ce dispositif se déroulera le jeudi 16 octobre, de 18h à 19h30, à la Maison de quartier Est, place Hector-Berlioz pour le quartier Belvédère.