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Des buses pour chasser les corbeaux

Le 17 avril 2018

Pour la deuxième année consécutive, la Ville a fait appel à des fauconniers professionnels et à leurs buses de Harris pour, selon le terme consacré, effaroucher les corbeaux freux, afin d’en limiter la population en zone urbaine pour des questions de tranquillité et de salubrité publiques.

Qui n’a pas pesté un jour contre les croassement intempestif des corbeaux qui, aux beaux jours, viennent nicher dans les platanes, et surtout contre le fiente qui vient s’accumuler au pied des arbres, maculant indifféremment voitures, bancs et trottoirs ? Une vraie calamité en ville qui nécessite une intervention.


« Nous recevons beaucoup de plaintes tant des riverains que des cafetiers… C’est une question avant tout de salubrité publique mais aussi d’image de la ville », explique Catherine Acampora, adjointe au maire déléguée à l’Environnement, tout en montrant un trottoir recouvert de fiente.


A une intervention radicale, la Ville de Romans-sur-Isère, cependant, a préféré une méthode plus écologique, à savoir l’effarouchement des corbeaux par des buses de Harris. Elle a fait appel, pour ce faire, à une société spécialisée en la matière, la société de Christophe Puzin, qui se charge également du décrochage des nids avant la ponte.


« Pour être efficace, notre intervention doit être menée au minimum sur trois ans, explique Christophe Puzin. L’année dernière nous avons décroché 250 nids contre 93 cette année, preuve de l’efficacité de la méthode. Les buses vont de nid en nid pour chercher de la nourriture. Lorsque les corbeaux voient les prédateurs dans leur nid, ils n’ont plus envie d’y revenir. Et s’ils insistent, les buses les prennent en chasse… »


Il ne s’agit pas d’un dressage mais de ce que l’on appelle un affaitage, autrement dit d’une socialisation à l’homme. « On gagne leur confiance et on déclenche l’instinct de prédation par la main de l’homme, précise cet autre fauconnier. Les rapaces sont pesés deux fois par jour pour maintenir leur masse graisseuse et ainsi conserver à la fois leur instinct de prédation et leur envie de revenir auprès de l’homme. »


Les interventions se déroulent durant un mois, matin et soir, dans des endroits stratégiques, tels que les places Ernest-Gailly, Charles-de-Gaulle, Jules-Nadi ou encore à proximité de la cité de la musique.