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Debouts contre le terrorisme

Le 12 janvier 2015

A Romans, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi 10 janvier pour rendre hommage aux 17 victimes des attaques terroristes et pour défendre les valeurs de la République.

Légende photo : Rassemblement citoyen à Romans le 10 janvier 2015.

A l'appel du maire de Romans, plus de 2000 personnes se sont rassemblées samedi 10 janvier, place Jules-Nadi pour rendre hommage aux 17 victimes des attaques terroristes commises à Charlie Hebdo, à Montrouge et dans un supermarché Casher.
Une marée humaine debout contre la violence, l'obscurantisme, la division des communautés. Et pour les valeurs de la République.


Ne pas laisser le champ libre aux amalgames


Le maire de Romans, Marie-Hélène Thoraval, qui avait tenu à associer à son discours la députée-maire Nathalie Nieson, le sénateur et président du Conseil général, Didier Guillaume, l'opposition municipale ainsi que les anciens maires Henri Bertholet et Philippe Drésin, invitait chacun à « ne pas laisser le champ libre aux amalgames et aux extrêmes ». Puis rappelait « qu'à aucun moment la loi religieuse ne doit supplanter la loi républicaine... ».
A l'invitation du maire, le rédacteur en chef adjoint des éditions Drôme-Ardèche, S. Blézy prenait ensuite la parole : « La liberté d'expression n'appartient pas seulement aux journalistes, mais à tout le monde, soulignait-il. Il faut continuer à la défendre car des gens sont morts pour elle ».


Liberté, Egalité, Fraternité


Le premier magistrat de la Ville, accompagnée de deux enfants et suivie des élus déposait, ensuite, une couronne de fleurs sur le parvis des Droits de l'Homme.
Dans la foule, le chant de la Marseillaise et trois mots scandés : Liberté, Egalité, Fraternité ; aux côtés de pancartes affichant «Je suis Charlie ».
Un rassemblement comme de nombreux autres en France. Et à la veille de la plus forte mobilisation jamais enregistrée dans le pays depuis la Libération.

Et Luz, dessinateur à Charlie Hebdo, qui s'inquiétait d'une possible récupération politique de la manif confiait, ce matin, dans les colonnes de Libération : «Si ce drame permet de tempérer la bêtise, tant mieux. Mais il faut avant tout créer, s'exprimer. Charlie ne cherche pas une unité nationale, mais à lutter contre l'imbécillité.»