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Conseil municipal : le patrimoine au cœur des préoccupations

Le 23 septembre 2014


Sur la trentaine de délibérations présentées ce lundi 22 septembre en conseil municipal, on en retiendra deux en particulier : une convention de financement avec la société Eximium, pour l'aménagement du parvis de l'ancien bâtiment de la Banque de France, place Jules-Nadi ; et la résiliation du bail emphytéotique qui avait été consenti, en 2010, pour l'Euro symbolique, par la Ville à l'artiste Daniel Ogier pour la restauration de la chapelle de l'ancien hôpital.




Le 1er adjoint délégué à l'urbanisme, Philippe Labadens, a présenté, lundi soir, en conseil municipal, une délibération relative à la chapelle de l'ancien hôpital, située quai Sainte-Claire, à proximité de la Cité de la musique. Il s'agissait de la résiliation du bail emphytéotique de 30 ans consenti par la Ville, en 2010, au peintre et décorateur Daniel Ogier, pour un euro symbolique.


Daniel Ogier renonce à restaurer la chapelle


A l'époque désaffecté, cette chapelle du XIXe siècle, était globalement en mauvais état et l'artiste avait pour ambition de procéder à sa rénovation, dans le respect des préconisations de l'architecte des bâtiments de France. Son ambition ? En faire un lieu d'art contemporain, en lien avec l'école d'art, et participer ainsi au renforcement culturel du site.

 

Les travaux, estimé à 170 000 €, devaient ainsi porter sur la restauration du clos couvert (à réaliser en lien avec l'avancement de la construction de la Cité de la musique), la réfection de l'installation électrique et sur la mise aux normes du bâtiment pour une ouverture au public. «M. Ogier n'a malheureusement pas réussi à réunir la somme espérée pour cette restauration, en conséquence, nous avons décidé, d'un commun accord, de résilier le bail » expliquait en substance le 1er adjoint, Philippe Labadens.



Un patrimoine fortement délabré


La chapelle revient donc dans le giron de la Ville. Une nouvelle qui n'avait guère de quoi réjouir le maire, Marie-Hélène Thoraval : « Etant donné l'état de délabrement du bâtiment, nous allons devoir instaurer un périmètre de sécurité et réaliser des travaux en urgence, tout comme nous allons devoir le faire, sur ce même tènement, pour la Maison du directeur qui menace de s'écrouler. On ne peut même plus pénétrer à l'intérieur, les planchers se sont effondrés. Pour refaire juste le clos et le couvert, il faudrait près d'un million d'euros. Voilà dans quel état, on nous a laissé le patrimoine romanais. D'autres surprises nous attendent sans doute... »


La place Jules-Nadi embellie


Deuxième délibération, plus réjouissante celle-là, une convention passée par la Ville avec la société Eximium pour le financement de travaux, place Jules-Nadi, devant l'ancien bâtiment de la Banque de France. « La société Eximium avait racheté le bâtiment à la Ville pour le réhabiliter et en faire son siège social, rappelait en préambule l'adjoint délégué à la voirie et aux travaux, Franck Astier. Il a été convenu qu'elle prendrait également en charge les travaux d'aménagement du parvis. Estimés à 77 500 €, ils sont destinés, outre leur côté pratique, à mettre en valeur l'intérêt architectural de ce bâtiment, sachant que cet aménagement fait partie d'un projet plus global de la Ville d'embellissement et d'harmonisation de la place Jules-Nadi. »

 

« L'une de nos priorités est, en effet, de redynamiser le centre historique, rappelle le maire de Romans, Marie-Hélène Thoraval. L'embellissement de la place Jules-Nadi, lieu symbolique entre tous puisque c'est là que se trouve l'Hôtel de ville, est un premier pas dans cette direction. Le coût pour la Ville sera de 23 000 €, un coût modique et acceptable au regard de notre budget. » Les travaux devraient débuter à la mi-octobre.