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Compte administratif : « L’épargne augmente mais il convient de relativiser »

Le 20 mai 2014


Le compte administratif 2013 a été présenté lors du Conseil municipal de Romans, ce lundi 19 mai. Un exercice particulier pour la nouvelle majorité puisqu'il s'agissait de présenter la réalité d'un budget établi par ses prédécesseurs.



Le compte administratif est un document budgétaire important, il retrace la réalité de l'exécution du budget de l'année écoulée. « A l'époque, j'étais dans l'opposition, rappelait en préambule, le maire de Romans, Marie-Hélène Thoraval. Mais j'ai toujours porté une attention particulière sur tout ce qui relevait des finances de la Ville. Ce compte fait apparaître une épargne disponible de 2,279 M€ sur 2013, soit une augmentation de 1,4 M€ par rapport à l'année 2012, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour la Ville. Il convient néanmoins de relativiser... »


Le fruit d’événements exceptionnels


« Cette augmentation est en effet le fruit d'événements qui se sont produits en 2013 et qu'il faut considérer comme exceptionnels », poursuivait la 1re magistrate romanaise. Et de citer :

 

  • 600 000 euros de droit de mutation, rapportés à la Ville par la vente de Marques Avenue ;
     
  • 300 000 euros dégagés grâce à un taux de change Yen/Dollar favorable sur lesquels sont assis un certain nombre de prêts.
     
  • 300 000 euros récupérés à la suite du changement de la réglementation de la taxe d'habitation sur les logements vacants.



Des contraintes de l’Etat toujours plus fortes


« Soit 1, 2 millions d'euro de recettes supplémentaires, mais qui ne sont pas pérennes avertissait Marie-Hélène Thoraval qui ne cachait pas que l'année 2014 allait être particulièrement difficile. Nous avons des contraintes de l'Etat toujours plus fortes, des décisions imposées sans concertation et surtout sans compensation aucune et parmi elles :

 

  • Une baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) à hauteur de 300 000 € pour 2014 ;
     
  • Une revalorisation des échelons des fonctionnaires de catégorie C (décret du 29 janvier) qui va augmenter de 176 000 € les charges de la collectivité ;
     
  • L'organisation des deux tours des élections municipales et des élections européennes pour un coût, en termes de masse salariale, de 80 000 euros.



Générer des économies et des recettes


Et la liste n'est pas exhaustive..., reprend Mme le Maire. C'est pourquoi dans ce contexte, nous travaillons, depuis le début de ce mandat, à analyser l'ensemble des politiques publiques avec la volonté de générer des économies et des recettes, les maîtres-mots de notre action étant efficience et efficacité. Pour ce faire :

 

  • Nous avons nommé, en interne, des chargés de projets avec mission de dégager les marges de manœuvre permettant d'achever correctement l'exercice.
     
  • En parallèle, un audit a été commandé auprès d'un cabinet externe qui rendra ses conclusions d'ici fin juin.

Le tout gratuit n’est pas envisageable


Nous devons trouver 500 000 € d'ici à la fin de l'année et ce, sans augmenter l'impôt, comme je m'y suis engagée. Ces 500 000 euros, ce sont 2/3 d'économie, 1/3 de recettes. Il va falloir en finir avec le temps des illusions pour en venir au temps de la raison. Le tout gratuit n'est pas envisageable. Chaque prestation a un coût pour le contribuable et donc un coût pour la collectivité, d'où la nécessité de mettre des recettes en face. Je ne peux pas mener une ville et perdre de l'argent tous les jours. De fait, certaines prestations jusqu'ici gratuites deviendront payantes. Pour autant, nous maintiendrons la tarification sociale (quotient familial), afin de tenir compte de la réalité des ménages.


Parmi les pistes d'économies possibles, Marie-Hélène Thoraval évoquait encore une gestion du flux naturel de la masse salariale ainsi que la rationalisation des prestations proposées aux Romanais.