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500e anniversaire du chemin de Croix dit du « Grand voyage » de Romans

Le 26 janvier 2016


La Ville de Romans célèbre, cette année, le 500e anniversaire de son chemin de croix, avec, au programme, de nombreux rendez-vous, et lance, en parallèle, la restauration du calvaire des Récollets qui en constitue l'aboutissement. D'importants travaux qui font l'objet d'un financement inédit et notamment d'une souscription. Et un événement qui marque le départ d'un important processus de valorisation du patrimoine Romanais.



Romans possède un patrimoine historique remarquable. Elle dispose notamment, phénomène assez rare, d'un chemin de croix urbain, dit du « Grand Voyage » dont l'aboutissement, le calvaire des Récollets, est classé depuis le 24 juillet 1986 au titre des monuments historiques. Un chemin de croix dont on célèbre cette année le 500e anniversaire.

Un ensemble unique en France, l’un des plus anciens d’Europe


Cet ensemble urbain, unique en France, est aussi l'un des plus anciens d'Europe. Aujourd'hui constitué de quarante stations - vingt et une disséminées dans le centre historique et dix-neuf au sein du calvaire - il fut conçu en 1516 par un riche et pieux marchand de Romans, Romanet Boffin. Il se voulait alors un chemin de substitution au voyage en Terre Sainte, devenu très périlleux depuis la prise de la ville par les Turcs. A l'époque, la topographie de Romans présentait en effet de nombreuses similitudes avec celle de Jérusalem.


Très vite, Romans devient un but de pèlerinage. Elle attire d'ailleurs encore aujourd'hui plusieurs centaines de personnes lors de la procession du Vendredi Saint. Néanmoins, calvaire et chemin de croix ont subi, au cours des siècles, de nombreuses vicissitudes (pillages, saccages, incendies), notamment lors des Guerres de religions, puis lors de la Révolution. A cela sont venues s'ajouter les affres du temps que la seule bonne volonté et les quelques restaurations entreprises, notamment ces dernières années, ne suffiront pas à effacer tant les travaux sont importants à réaliser. Pour des raisons de sécurité, le calvaire des Récollets n'est d'ailleurs plus ouvert au public qu'en de très rares occasions et une intervention devenait plus qu'urgente.



Une vaste opération de restauration et un financement inédit


De fait, la municipalité romanaise, consciente du potentiel de cet ensemble pour l'attractivité de la ville et en vue de la célébration, cette année, de son 500e anniversaire, a demandé, dès 2014, à Manuelle Véran-Héry, architecte du patrimoine, de réaliser une étude de diagnostic, laquelle a permis d'établir une vaste opération de restauration. D'envergure, les travaux, divisés en deux phases, débuteront ainsi au printemps 2016, par la restauration du Golgotha et se poursuivront en 2017 par celle du mur d'enceinte et du portail monumental.


Pour mener à bien cette restauration, la Ville de Romans a réussi un montage financier inédit, en s'assurant un partenariat pluri-institutionnel (70 % de subventions de l'Etat, le Région et et Département) et en lançant également, dans le cadre de sa stratégie de mécénat, une souscription populaire par le biais de la Fondation du patrimoine à laquelle chacun peut participer à la mesure de ses moyens (via leur site internet ou en remplissant le bulletin de souscription pour le Calvaire à télécharger ici)


Un maillage associatif, universitaire et culturel


La Ville de Romans espère faire, en effet, de cette année 2016 le départ d'un important processus de valorisation de son patrimoine et notamment du calvaire. Durant toute l'organisation de ce 500e anniversaire, elle s'est ainsi attachée à entretenir et à développer le maillage associatif, universitaire et culturel de la ville et de la région. Son projet, de fait, est aux antipodes d'un projet imaginé, créé, organisé unilatéralement. Bien au contraire, durant ces derniers mois, l'accent a été mis sur la discussion, les échanges, les envies de chacun, afin de proposer aux Romanais et au-delà une programmation ambitieuse et festive autour du 500e anniversaire qui se traduira par de nombreux rendez-vous, gratuits et ouverts à tous : conférences, visites guidées, concerts, expositions...


La Ville s'est ainsi fortement appuyée sur les associations patrimoniales locales qui constituent un ancrage indispensable. Elle sait pouvoir également compter sur une équipe de chercheurs et d'universitaires, français et étrangers, qui s'est spécialement constituée en vue d'un colloque sur la restauration du calvaire.


Elle a même reçu le soutien du centre d'Histoire « Espaces et Cultures » de Clermont-Ferrand et de l'Université de Savoie-Mont-Blanc. Enfin, elle a porté une attention toute particulière au public scolaire, considéré comme un élément indispensable dans la transmission de la connaissance du patrimoine et auquel il sera proposé un cycle de visites et un jeu de piste.


Le cœur d’un projet de valorisation et de promotion touristique


Le 500e anniversaire du chemin de croix est par ailleurs au cœur d'un projet de valorisation et de promotion touristique de notre ville qui s'appuiera, d'une part, sur la dynamique suscitée par la création d'un nouvel office de tourisme à la l'échelle de l'Agglomération Valence Romans Sud Rhône-Alpes et d'autre part sur le label Villes et Pays d'art et d'histoire dont la ville de Valence et son agglomération sont détentrices et qui s'étendra bientôt à l'ensemble de VRSRA.